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Antananarivo – Les rues deviennent un danger public

Antananarivo 3De plus en plus de voitures sont piégées en roulant dans l’agglomération d’Antananarivo. Certaines rues causent même des accidents.

Les rues de l’agglomération d’Anta­na­narivo se transforment en pièges à voitures. L’effondrement d’une petite portion de rue en descendant d’Analamahitsy pour rejoindre Andranobevava abîme les pneus d’une voiture tous les trois jours en moyenne. « Cet effondrement a cassé le demi-arbre d’une voiture tout terrain dans la soirée du dimanche. Il y aurait eu un blessé léger lors de cet accident », a avancé Freddy Andriamanga, habitant à Andranobevava. À quelques mètres de cet effondrement, un nid de poule se trouvant au cœur de la route de Masay guette notamment les deux roues. Il pourrait favoriser davantage un accident mortel en plus de l’excès de vitesse. Mais les automobilistes font face à d’autres dangers. Sur l’axe Ambodin’Isotry-67ha, deux bourbiers piègent en moyenne un chauffeur par jour, créant un embouteillage monstre. « Il faut avoir de l’expérience pour prendre cet axe. À part les voitures en panne au cœur de ces bourbiers, certains motards y tombent même à force de chercher un chemin pour sortir de ces pièges », a relaté Mami­tiana Ramaro­manantena, chauffeur de taxi-be de la coopérative Mitsimbina.

Impuissance

À Ambodimita, la sortie ou l’entrée vers un pont devient de plus en plus dangereux à cause d’un nid de poule assez profond qui met des bâtons dans les roues de trois voitures par jour en moyenne. « Sur la bretelle menant vers la route du By pass, en sortant d’une station service, il y a également un trou très dangereux pour les conducteurs qui ne connaissent pas cet axe », a averti Fidèle Randrianarimanana, chauffeur de taxi-ville.

Face à tous ces dangers dans les rues de la capitale, aucune réponse claire des responsables étatiques et privés n’a été obtenue. Ny Hasina Andriamanjato, président de la délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo, se sent impuissant face au manque de financement et le transfert de la gestion des travaux de réhabilitation de certains axes routiers.

Aucun responsable au sein de la direction des grands travaux du ministère d’État en charge de l’Aménagement du territoire ne souhaite non plus faire un commentaire face à ce problème.

Certaines grandes entreprises en travaux publics ont seulement avancé qu’il faut attendre une accalmie de la pluie afin de poursuivre les travaux. Certaines d’entre elles ont par contre continué à travailler sous la pluie le mois dernier. « La réhabilitation des rues devrait se terminer dans trois mois », martèle Ny Hasina Andria­manjato, lors d’un point de presse la semaine dernière.

Source | Vonjy Radasimalala | l'express de mada | 17.02.15 |