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Les vrais acteurs politiques de ce processus électoral ne sont pas ceux que vous croyez!

Béatrice Attalah et Hery Rajaonarimampianaina "Il y a là des négligences manifestes qui incitent à émettre des doutes et des suspicions sérieux quant à l’utilisation des 35milliards de Fmg alloués aux Forces de l’ordre et les millions de dollars réservés à la réalisation du processus électoral."

Mesdames, Messieurs, je vous prie de bien vouloir regarder ces deux photos, prises le 3 janvier 2014 le jour de l'annonce des résultats de la CENI-T, trouvez-vous pas que ces appartés sont explicites? Pensez-vous que ce sont des gestes, démontrant une franchise devant une responsabilité aussi lourde, le destin d'un Pays!

Ce qui se dira ce jour, demain ou après-demain sur la publication faite par la CENIT, peut déjà transparaître à partir des premières réactions recueillies auprès de l’homme de la rue, qui font état des préoccupations pertinentes sur le déroulement réel du scrutin sur le terrain.

La délibération n°001-/CENI-T/D/2014 du 3 janvier 2014 elle-même fait état de « documents électoraux inexploitables » parce que « les décomptes des voix effectuées par les membres de certains bureaux de vote et des scrutateurs n’ont pas permis à la CENIT de connaître avec exactitude les suffrages recueillis par les candidats, la somme de ces suffrages dépassant largement le nombre d’inscrits ». raison de défaillance des membres des bureaux de votes, des électeurs abusés qui croyaient que le bureau de vote n’existait plus et qui n’étaient pas venus voter…

De tels cas ont scandalisé les électeurs des districts « de Bealanana, de Marolambo, de Sakaraha, de Tuléar II, de Tsihombe et de Benenitra ». Les collectes des résultats ont permis de constater la carence de certains bureaux de vote qui avaient omis d’acheminer des résultats vers les destinataires prévus, les rendez-vous manqués aux points de ramassage des plis lors de l’arrivée de l’hélicoptère, les membres du SRMV qui n’ont pas reçu les documents électoraux, en raison de défaillance des membres des bureaux de votes, des électeurs abusés qui croyaient que le bureau de vote n’existait plus et qui n’étaient pas venus voter…
Ce ne sont pas les exemples qui manquent, mais les plus graves furent constatés dans des endroits où les attaques des dahalo avaient tout chamboulé au point d’obliger les habitants à « abandonner les opérations électorales le jour du scrutin ». Mais le summum de la bêtise humaine a été atteinte lors que dans un excès de zèle, un agent des forces de l’ordre avait « procédé à l’arrestation d’un membre du bureau de vote, ce qui a mis fin aux opérations électorales ».

Et dire que les autorités responsables de l’organisation de cette élection présidentielle avaient remué ciel et terre, dépensé sans compter pour assurer la sécurisation et le bon déroulement du scrutin.

Il y a là des négligences manifestes qui incitent à émettre des doutes et des suspicions sérieux quant à l’utilisation des 35 milliards de Fmg alloués aux Forces de l’ordre et les millions de dollars réservés à la réalisation du processus électoral.

C’est donc un grand tort et il est quand même injuste de traiter le candidat Robinson Jean Louis de « mauvais perdant » quand il insiste dans ses requêtes légitimes. Parce qu’avec la somme de ces carences inacceptables, qu’au nom d’une jurisprudence inopportune et d’on ne sait intérêt général, la CES serait amenée à faire fi des doléances exprimées par une multitude de témoins qui, malheureusement ne peuvent pas témoigner…Toutes proportions gardées, la démarche du candidat Robinson Jean Louis risque de faire des vagues juridictionnelles.

Déjà, en évitant d’assister à la cérémonie du 3 janvier à Alarobia, il a annoncé la couleur dans un communiqué sans équivoque remis à la presse dans la soirée en ces termes:

« Nous contestons de la manière la plus vigoureuse les résultats provisoires proclamés hâtivement par la CENIT.

Sur la base des procès-verbaux en notre possession qui aux termes de la loi valent original équivalent aux procès-verbaux détenus par l’administration, nous avons les chiffres suivants que nous proclamons provisoirement : JEAN LOUIS Robinson : 52,87% et RAJAONARIMAMPIANINA Hery : 47,13% ».

Qui croire et que faut-il croire ? Les juges électoraux prendront-ils la responsabilité de désigner de facto le candidat sorti du chapeau des magiciens de l’informatique d’Alarobia ? François Rakotozafy et ses pairs se trouvent acculés au pied du mur.

Le pays et le reste du monde sauront comment fonctionne réellement la Justice Malgache le jour de la publication des résultats définitifs de cette élection mal partie !



Mediapart Source : Médiapart | 05.01.2014