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Laxisme de l’Etat face à l’insécurité : Menace de motion de censure contre le gouvernement

Motion de censure

Les députés membres du Comité ad’hoc au sein de l’Assemblée nationale exigent la mise en œuvre immédiate de la résolution adoptée à Tsimbazaza le 19 mai dernier.


Les membres du Comité ad’hoc au sein de l’Assemblée nationale hausse le ton pour dénoncer le laxisme de l’Exécutif face à la recrudescence de l’insécurité dans la partie Sud de la Grande île. Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à Tsimbazaza, le président de ce comité, le député d’Ankazoabo Sud, Mara Niarisy, a déclaré qu’ « une dizaine de jours, ou enfin presque, après l’adoption en séance plénière d’une résolution relative à la lutte contre l’insécurité, l’Exécutif n’a encore rien fait pour combattre ce fléau ».

Aussi, les parlementaires élus dans les districts considérés comme « zones rouges », entre autres, les députés d’Amboasary Sud, Ambovombe, Beroroha, Manja, Morombe, Morafenobe, Tsiroanomandidy et Ankazoabo Sud ont-ils organisé cette conférence de presse pour interpeller l’Exécutif.
« Même les propositions devant être appliquées immédiatement ont été ignorées », a soutenu Mara Niarisy. Et lui de réitérer au passage que « le président Hery Rajaonarimampianina et le Premier ministre Kolo Roger n’ont même pas pris la peine de se déplacer dans le Sud, ne serait-ce que pour constater de visu la réalité au niveau des Chefs-lieux des districts concernés ». Selon toujours le président du Comité ad’hoc chargé des quetions de l’insécurité à la Chambre basse, « au lieu d’élaborer une stratégie pour mettre fin aux souffrances de la population dans le Sud, l’Exécutif gaspille l’argent de l’Etat dans les voyages à l’étranger ».

« Zones rouges ». Au cours de cette conférence de presse à Tsimbazaza, les parlementaires issus des « zones rouges » en matière d’insécurité n’ont pas hésité à lancer une menace d’empêchement et de motion de censure contre le président et le gouvernement. « Ce sont des droits légaux et légitimes de l’Assemblée nationale si toutefois, l’Exécutif ne prend pas ses responsabilités pour arrêter ce fléau et subvenir aux besoins de la population », a rappelé Mara Niarisy. Et lui de préciser au passage cependant que « pour le moment, nous n’en sommes pas encore là ».

Il convient de noter que dans leur résolution prise le 19 mai dernier, les députés ont proposé notamment l’affectation de tous les responsables des Forces de l’ordre au niveau des districts concernés par les vols de boeufs, l’octroi de voitures 4×4 pour les Régions à risque, la suspension de l’exportation des bovidés et la suppression des Fiches Individuelles des Bovidés (FIB). Des mesures qui, selon le député d’Ankazoabo Sud, « nécessite une bonne volonté de l’Exécutif et peuvent se réaliser suite à un simple décret ». Hier, les députés membres du Comité ad’hoc ont dénoncé l’implication des Forces de l’ordre, des délégués administratifs et de l’ensemble de l’Administration publique dans la recrudescence des vols de bœufs.




Source :Midi Madagascar | 28.05.2014 | Davis R
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