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Aéroports de Madagascar: un partenariat public-privé qui fait polémique

Ivato intl airport antananarivo madagascar
A Madagascar, on sait désormais qui sera le repreneur des deux plus grands aéroports du pays. C’est le consortium Aéroports de Paris-Bouygues-Colas Madagascar qui propose une enveloppe de près de 150 millions d’euros pour rénover, agrandir et gérer les aéroports d’Ivato et de Nosy Be. Le but est d’attirer plus de touristes, mais surtout de préparer ces aéroports à accueillir les délégations pour le sommet de la Francophonie en 2016. Les caisses sont vides donc l’Etat mise sur le privé même si cela ne plaît pas à tout le monde.

Le principe : des entreprises privées investissent pour rénover et agrandir les deux plus grands aéroports de Madagascar en échange d’un droit d’exploitation sur plusieurs années.

Rivo Rakotovao, ministre d’Etat en charge des projets présidentiels prend l’exemple de l’aéroport d’Ivato, dans la capitale : « Dans les environs de 2020, il y aura plus de 1,2 million de passagers à Ivato.

Il y aura quand même 20 000 m² d’espace donc l’aéroport va quadrupler sa surface ».
Le consortium mené par Aéroport de Paris vient donc d’entrer en phase de négociation exclusive pour préciser les modalités du projet. Avec en ligne de mire, le développement touristique et surtout le prochain sommet de la Francophonie en novembre 2016. L’aéroport d’Ivato devra pouvoir accueillir 80 délégations venues du monde entier.

« Les deux points qui ne sont pas négociables : ce sont les délais d’exécution, à savoir ce que l’on peut faire pour le 30 octobre 2016 et la partie malgache doit être impérativement dans la société d’exploitation. Qu’importe la forme ou le non, mais en tous les cas, ça va représenter l’Etat dans la société d’exploitation », insiste le ministre.

Malgré cette promesse de participation de l’Etat, le personnel de l’Adema (Aéroports de Madagascar), société nationale et actuel exploitant, craint une forte réduction d’effectifs. Elle menace de faire grève pour protester contre ce partenariat public-privé.

Rfi - 06.05.2015